Les opérateurs de droit privé restent le choix n°1 des communes

Go4circle a analysé le marché de la collecte et du traitement des déchets ménagers dans les trois Régions belges. Les opérateurs privés maintiennent leur part de marché.
En matière de collecte, le constat est surtout la multiplicité des acteurs de droit privé en Flandre (209) par rapport à la Wallonie (36). La part de marché de ceux-ci est toutefois plus importante en Wallonie (60% du tonnage des déchets ménagers - stable depuis plusieurs années) qu'en Flandre (50%, très légère augmentation).
Par contre, une différence importante est le poids de l'économie sociale dans la collecte : 3,1% du tonnage en Flandre mais 6,8% en Wallonie. En 5 ans, l'économie sociale a doublé son gisement collecté au sud du pays. Dans le domaine des encombrants, l'économie sociale occupe 10,5% du marché en Wallonie pour seulement 0,3% en Flandre.
Pour le traitement, les données sont parfois mal encodées. La Wallonie a affiné son enregistrement pour distinguer les 1ère et les 2ème destinations, mais cela n'apporte pas plus de clarté (exemple si on utilise un centre de transfert et ensuite incinération). Le constat est en tout cas que le secteur de droit privé occupe 63% du marché en Flandre (Bionerga est devant Indaver) et 54% en Wallonie (Uvelia devant Minérale).
Enfin, go4circle a comparé les Régions sur base identique (car les définitions de déchets ménagers sont différentes , d'où le calcul également), le constat est que la Flandre atteint toujours 70% de taux de collecte sélective, pour 64% en Wallonie et seulement 32% à Bruxelles. Si on retire les déchets de construction (ce qui sera à l'avenir une exigence d'EUROSTAT), on arrive respectivement à 66%, 57% et 31%. Il est clair donc, au vu des nouveaux objectifs de recyclage en 2030 (65%) que toutes les Régions devront augmenter leur taux de collecte sélective puisque les chiffres présentés ci-dessus sont avec les résidus de tri et que l'Europe impose aussi un point de mesure en entrée des usines de recyclage (ou en sortie de centre de tri mais sans les résidus).
Enfin, quand on compare les différents flux précisement, on constate qu'une grande différence concerne les déchets inertes collectés dans les parcs à conteneurs. Les Wallons atteignent 91 kg/habitant pour seulement 59 en Flandre. L'OVAM reconnait d'ailleurs sans ce rapport que la baisse du gisement depuis plusieurs années est sans doute due à un glissement vers les déchets industriels (les Flamands feraient-ils plus appel à des sous-traitants que les Wallons ?). De gros efforts reseront à faire pour la fraction organique en Wallonie mais surtout à Bruxelles où l'absence de tarification différenciée entraine des résultats de tri médiocres, le citoyen n'étant pas pénalisé de ne pas trier.
Le rapport est disponible sur simple demande auprès du secrétariat.